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les différentes cultures et l'Evolution de la relation à l'animal.


Aujourd'hui, beaucoup d'entre nous considèrent leur chien comme un membre de la famille.

Il partage notre maison, nos vacances, parfois même notre canapé.

Pourtant, cette vision de l'animal est relativement récente à l'échelle de l'histoire humaine.


Le bien être animal - une notion universelle ? Comprendre pourquoi les mentalités évoluent à des rythmes différents

Lorsque nous parlons de bien-être animal, nous avons souvent tendance à croire qu'il s'agit d'une notion universelle.

Pourtant, notre perception du bien-être est largement influencée par notre propre culture, notre éducation et nos expériences personnelles.

Ce qui semble évident pour certains ne l'est pas forcément pour d'autres.

Et parfois, les évolutions les plus importantes ne concernent pas seulement les pratiques que nous jugeons aujourd'hui dépassées.

Elles concernent également notre propre capacité à remettre en question nos certitudes.

Car l'histoire du bien-être animal ne se résume pas à une opposition entre des pratiques anciennes et des pratiques modernes.


Elle est aussi faite de personnes profondément attachées à leurs animaux, qui agissent avec les meilleures intentions du monde, mais dont les choix ne correspondent pas toujours aux besoins réels de l'animal.


Comprendre cette complexité nous aide à regarder les différentes cultures avec davantage de nuance.

Elle nous rappelle également qu'aucune société, aucune génération et aucun individu n'a définitivement atteint le point d'arrivée en matière de bien-être animal.


Lorsque nous observons la manière dont les animaux sont traités dans d'autres pays ou dans d'autres milieux sociaux, nous avons souvent tendance à comparer avec nos propres références.

Pourtant, la relation entre l'humain et l'animal n'évolue pas partout au même rythme.

Certaines sociétés ont commencé à considérer le chien comme un membre de la famille il y a plusieurs décennies. D'autres sont encore en pleine transition entre une vision utilitaire héritée du passé et une approche davantage centrée sur le bien-être animal.

Cette évolution n'est ni linéaire, ni uniforme.

Elle dépend de facteurs culturels, économiques, historiques et sociaux qui s'entremêlent parfois de manière complexe.


Le rythme auquel notre relation à l'animal évolue dépend de nombreux facteurs :

  • l'histoire locale ;

  • la situation économique ;

  • le niveau d'éducation ;

  • l'accès aux soins vétérinaires ;

  • les traditions familiales ;

  • la religion parfois ;

  • les politiques publiques ;

  • l'influence des médias et des réseaux sociaux ;

  • les mouvements associatifs ;

  • les générations.


Il y a trente ans, beaucoup de propriétaires considéraient normal :


  • qu'un chien vive toute sa vie dans un chenil ;

  • qu'il porte un collier étrangleur ;

  • qu'il soit puni physiquement ;

  • qu'il ne sorte que pour garder une propriété.

La plupart de ces personnes n'étaient pas malveillantes.

Elles appliquaient simplement ce qu'elles avaient appris.

De la même manière, il est fort probable que dans trente ans, certaines pratiques que nous considérons aujourd'hui comme exemplaires seront elles aussi remises en question.


Ce que nous considérons aujourd'hui comme normal :


  • identifier un chien ;

  • le stériliser ;

  • l'emmener chez le vétérinaire ;

  • le considérer comme un membre de la famille ;

  • investir des centaines d'euros dans son bien-être ;


était loin d'être une évidence pour beaucoup de personnes il y a seulement quelques décennies.

Dans certaines régions du monde, certaines de ces évolutions sont encore en à leurs débuts.


La réalité des uns est le passé des autres ...

Lorsque nous observons certaines réalités ailleurs, nous oublions parfois que nos propres parents ou grands-parents ont connu une relation à l'animal très différente de celle que nous connaissons aujourd'hui.

L'histoire du bien-être animal n'est pas celle d'une vérité apparue soudainement.

C'est celle d'une évolution progressive de notre regard sur les êtres vivants qui nous entourent.


Dans de nombreuses campagnes européennes, y compris en Belgique, certaines pratiques qui nous choquent aujourd'hui étaient considérées comme normales.

Les chatons "en trop", les portées non désirées, les animaux jugés inutiles ou incapables de remplir leur fonction étaient souvent éliminés sans véritable réflexion morale.

C'était triste, mais c'était aussi le reflet d'une époque où l'animal était davantage perçu comme une ressource ou un outil que comme un individu.


Et si l'on regarde le monde aujourd'hui, ces réalités existent encore.

Parfois par manque de connaissance.

Parfois par manque de moyens.

Parfois par manque d'accès à la stérilisation.

Parfois par habitude.

Parfois simplement parce que personne n'a jamais montré qu'une autre solution était possible.


Une réalité qui dépasse les frontières

Lorsque l'on découvre certaines situations rencontrées dans les campagnes espagnoles, il est facile de penser qu'elles sont propres à un pays ou à une culture.

La réalité est pourtant plus nuancée.

Partout dans le monde, et parfois encore très près de chez nous, des portées non désirées sont abandonnées, euthanasiées ou éliminées faute de solutions.

Ces pratiques nous choquent aujourd'hui, à juste titre.

Mais elles sont souvent le reflet d'un héritage ancien, d'un manque de moyens ou d'une absence d'alternative plutôt que d'une volonté de faire souffrir.

Comprendre cette réalité ne signifie pas l'accepter.

Cela permet simplement de comprendre pourquoi les refuges existent et pourquoi leur rôle reste essentiel.

Chaque chiot récupéré dans un carton, chaque portée sauvée, chaque campagne de stérilisation et chaque adoption responsable contribuent à faire évoluer les choses.

Le changement ne se produit pas du jour au lendemain.

Il se construit, souvent discrètement, grâce à des milliers de petites actions répétées année après année.


En Espagne, on constate d'ailleurs que de plus en plus de chasseurs amènent leurs chiens dans des refuges plutôt que de les abandonner à leur sort.


Les changements que nous trouvons aujourd'hui évidents ont souvent commencé par quelques personnes qui pensaient différemment.

Les premières campagnes de stérilisation.Les premières lois de protection animale.Les premiers refuges.Les premières adoptions de chiens de refuge.Les premières remises en question des méthodes coercitives.

Aucune de ces évolutions n'est apparue du jour au lendemain.

Elles ont été portées par des milliers de personnes ordinaires qui ont décidé qu'une autre voie était possible. Des personnes comme vous et moi.

Comprendre l'évolution de notre relation à l'animal, c'est accepter que nos certitudes d'aujourd'hui ne sont pas nécessairement des vérités définitives.

Chaque génération hérite des progrès de celles qui l'ont précédée et contribue, à son tour, à faire évoluer les mentalités.

Les pratiques que nous considérons aujourd'hui comme évidentes étaient parfois impensables il y a quelques décennies.

Et il est probable que les générations futures porteront sur certaines de nos habitudes actuelles un regard différent du nôtre.


Ce qui inclut que les différences de culture ou de rythme d'évolution ne signifie pas renoncer au changement. Au contraire. C'est souvent en comprenant d'où nous venons que nous pouvons mieux imaginer où nous souhaitons aller.


Nos valeurs d'aujourd'hui sont souvent les révolutions silencieuses d'hier. Et les révolutions silencieuses de demain sont déjà en train de naître aujourd'hui.






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